Résumé de la décision
M. B..., ressortissant algérien, a sollicité le 16 mai 2019 un certificat de résidence en France sur la base de son mariage avec une ressortissante française. Suite à un refus préfectoral et à une annulation par le tribunal administratif, un nouvel arrêté du préfet des Yvelines du 28 octobre 2020 refuse de lui délivrer le certificat de résidence, justifiant ce refus par des préoccupations liées à l'ordre public. M. B... conteste cette décision devant la cour administrative d'appel, qui, au terme de l'examen de son dossier, rejette sa requête. Le tribunal conclut que le préfet avait le droit de refuser la demande de M. B... en raison de considérations d'ordre public, renforcées par la gravité de la condamnation pénale dont il avait fait l'objet.
Arguments pertinents
1. Légalité de la décision : Le juge a estimé que l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prive pas le préfet de son pouvoir d'exclure du territoire un ressortissant algérien pour des raisons d'ordre public. En d'autres termes, bien que M. B... remplit les conditions pour le certificat de résidence, la menace qu'il représente pour l'ordre public justifie le refus.
> Citation pertinente : "le préfet pouvait refuser de lui délivrer ledit certificat au motif qu'il représentait une menace pour l'ordre public."
2. Éléments factuels à l'appui du refus : Le tribunal a rappelé la gravité des antécédents judiciaires de M. B..., notamment une condamnation pour violences conjugales et un rappel à la loi pour détention de stupéfiants. Ces événements renforcent la position du préfet selon laquelle M. B... constitue une menace pour l'ordre public.
> Citation pertinente : "au regard de la gravité des faits pour lesquels M. B... a été condamné, le tribunal a jugé à bon droit que le préfet avait pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer que la menace à l'ordre public justifiait que ne soit pas délivré à M. B... le titre qu'il a demandé."
3. Absence de nouveaux moyens : La cour a noté que M. B... n'a soulevé aucun nouveau moyen pertinent contre la décision contestée, ce qui a conduit au rejet de ses demandes d'injonction et d'astreinte.
> Citation pertinente : "M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Yvelines du 28 octobre 2020."
Interprétations et citations légales
1. Interprétation de l'article 6 de l'accord franco-algérien :
- Cet article prévoit que le certificat de résidence peut être délivré de plein droit aux ressortissants algériens mariés à des citoyens français, sous réserve de certaines conditions. Cependant, cette disposition ne préjuge pas du pouvoir préfectoral d'intervention eu égard à l'ordre public.
> Citation directe : "Le certificat de résidence d'un an portant la mention 'vie privée et familiale' est délivré de plein droit : (...) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière."
2. Distinction entre les droits issus des accords et les considérations d'ordre public :
- Le tribunal souligne qu’un ressortissant algérien peut voir sa demande de séjour rejetée si un intérêt public prépondérant le justifie, ce qui souligne l'importance de l'ordre public dans les décisions d'immigration.
> Citation directe : "l'article 6 précité est seul applicable au ressortissant algérien marié avec un ressortissant de nationalité française, [mais] ne subordonne pas la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien à la condition que l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public."
3. Cadre juridique applicable et refus de titre de séjour :
- La décision fait référence au Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit également l'autorité des préfets en matière de séjour. Les préfets conservent le pouvoir d'évaluer les risques et menaces sur l'ordre public.
> Mention de la loi : "le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile."
Ces éléments montrent que la cour a validé