Résumé de la décision
M. B... a saisi le juge des référés du Conseil d'État pour demander la suspension des dispositions du décret du 1er juin 2021, modifiées par le décret du 7 juin 2021, qui imposent le port du masque pour les personnes vaccinées contre le virus de la covid-19. Il a également demandé que ces personnes puissent obtenir une attestation médicale les exemptant de cette obligation. Le juge a rejeté la requête de M. B... en raison du non-respect de la condition d'urgence nécessaire pour saisir le juge des référés.
Arguments pertinents
1. Condition d'urgence : M. B... a avancé que le port du masque cause des atteintes à la santé et que ces mesures ne sont plus nécessaires. Cependant, le juge a noté que M. B... n'a pas fourni de preuves suffisantes pour justifier une situation d'urgence, tels que les dangers réels liés au port du masque. Il a constaté que les arguments présents étaient trop vagues : « il ne justifie d’aucun élément de nature à caractériser une situation d’urgence à très bref délai ».
2. Atteinte grave et manifestement illégale : Bien que M. B... soutienne que des atteintes sont portées à des libertés fondamentales, le juge a conclu qu’il n’était pas nécessaire de statuer sur la légalité de l’atteinte à ces libertés, puisque la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge des référés peut, selon l'article L. 521-2, ordonner des mesures en cas d'atteinte grave et manifestement illégale, mais il a constaté que cela ne s'appliquait pas ici.
Interprétations et citations légales
1. Condition d'urgence : L'article L. 521-2 du code de justice administrative stipule que pour qu'une requête soit acceptée, elle doit être justifiée par l'urgence : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale ». Le juge a interprété cette condition comme étant un critère strict, nécessitant des justifications concrètes quant au besoin d'une intervention rapide.
2. Mesures à prendre : Concernant les mesures pouvant être ordonnées, l'article L. 522-3 précise la possibilité pour le juge de rejeter des requêtes sans instruction, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsque la demande paraît manifestement irrecevable. En l'espèce, le juge a conclu que des éléments suffisants n’avaient pas été présentés pour justifier une intervention.
En résumé, la décision a souligné que l'urgence est une condition fondamentale pour le fonctionnement du juge des référés et que ce critère n'était pas satisfait dans le cas présent, entraînant le rejet de la requête de M. B....