Résumé de la décision
La société Prato Corbara a demandé l'annulation pour excès de pouvoir d'un paragraphe des commentaires administratifs relatifs au crédit d'impôt pour investissements réalisés en Corse. Elle conteste l'interprétation de l'administration sur la condition selon laquelle le capital des sociétés éligibles doit être intégralement libéré à la clôture de l'exercice au titre duquel l'impôt sur les sociétés est liquidé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les commentaires attaqués n'ont pas méconnu les dispositions législatives en vigueur.
Arguments pertinents
1. La société Prato Corbara soutenait que l'interprétation de l'administration fiscale sur la date d'appréciation de la libération du capital était erronée.
2. Le tribunal a précisé que la condition de libération intégrale du capital doit être appréciée à la clôture de l'exercice comptable, date qui sert de point de référence pour le calcul de l'impôt sur les sociétés. Selon le tribunal, cela est en accord avec les articles pertinents du code général des impôts qui régissent le crédit d'impôt.
Par conséquent, le tribunal a conclu que les commentaires de l'administration n'ont pas violé les dispositions de l'article 244 quater E du code général des impôts, rendant ainsi la demande de la société infondée.
Interprétations et citations légales
Le tribunal a fondé sa décision sur les articles suivants du Code général des impôts :
- Code général des impôts - Article 244 quater E : Cet article stipule que les petites et moyennes entreprises peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt si elles réalisent des investissements en Corse, à condition que « le capital des sociétés doit être entièrement libéré et être détenu de manière continue, pour 75 % au moins, par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions ».
- Code général des impôts - Article 49 septies WB (Annexe III) : Précise que les sociétés doivent déposer une déclaration spéciale auprès de l'administration fiscale au titre du premier exercice au cours duquel un investissement éligible est effectué. L'option pour bénéficier du crédit d'impôt est réputée exercée à ce moment.
Le tribunal a également fait référence aux articles relatifs à l'imposition :
- Code général des impôts - Article 36, 38 et 209 : Soulignent que « la clôture de l'exercice comptable constitue le fait générateur de l'impôt sur les sociétés ».
Le tribunal a interprété ces textes comme signifiant que la libération intégrale du capital doit être vérifiée à la clôture de l'exercice, cohérent avec le fait que la déclaration fiscale, qui confirme l'éligibilité au crédit d'impôt, est déposée à ce moment. Les commentaires administratifs, en précisant que « cette condition s'apprécie à la clôture de l'exercice ou au terme de la période d'imposition », sont donc considérés comme conformes à la législation, ce qui a conduit au rejet de la demande d'annulation de la société Prato Corbara.