Résumé de la décision
M. A..., un ressortissant guinéen, a demandé un hébergement d'urgence après avoir été refusé par ses précédents hébergeurs. Bien que les services de l'État aient déclaré avoir proposé un hébergement temporaire, M. A... a contesté cette situation devant le juge des référés du tribunal administratif. Toutefois, le 2 septembre 2016, l'administration a finalement fourni un hébergement à M. A..., rendant ainsi l'appel sur la décision précédente sans objet. En conséquence, le tribunal a conclu qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur l'appel et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais engagés.
Arguments pertinents
1. Absence de besoin d'intervention : Le juge a relevé que, puisque l'hébergement d'urgence avait été accordé le 2 septembre 2016, "les conclusions d'appel de M. A... sont devenues sans objet", ce qui a justifié l'absence de statuer sur son recours et l'ordonnance contestée. Cela montre que l’existence d’une solution d’hébergement satisfait les demandes initiales du requérant.
2. Indemnité au titre des frais de justice : Le tribunal a également déterminé qu'il était approprié de fixer une indemnité à la charge de l'État sur la base de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, stipulant que M. A... pourrait recevoir une somme de 1 500 euros pour les frais engagés en raison de la situation d'urgence.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-2 du code de justice administrative : Cet article précise que le juge des référés peut intervenir pour "sauvegarder une liberté fondamentale" lorsque l'État a causé une atteinte "grave et manifestement illégale". Dans cette affaire, la situation de M. A... a été traitée comme potentiellement conforme à cette disposition, bien que le besoin d'intervention ait disparu lorsque l'hébergement a été assuré.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Ce texte prévoit la possibilité d'accorder une indemnité pour les frais exposés par une partie gagnante dans une procédure devant la juridiction administrative. Le tribunal a statué que, en raison des circonstances, il était juste d'accorder une indemnité de 1 500 euros à M. A..., illustrant l'application de ce principe.
Ainsi, cette affaire démontre l'importance de la disponibilité d'un hébergement d'urgence et les conséquences juridiques pour l'État dans le cadre du traitement des demandes d'hébergement.