Résumé de la décision
M. B A a contesté une décision du 31 mars 2022 du conseil départemental du Vaucluse, qui lui imposait le remboursement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 7 332,52 euros. Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande par un jugement du 7 février 2023. M. A a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, mais n'a pas produit le mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti. En conséquence, le Conseil d'État a constaté son désistement de l'instance par ordonnance du 18 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Désistement de l'instance : Le Conseil d'État a appliqué les dispositions de l'article R. 611-22 du code de justice administrative, qui stipule que si un mémoire complémentaire n'est pas produit dans le délai de trois mois, le requérant est réputé s'être désisté. Le Conseil a donc donné acte de ce désistement, soulignant que cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire ni audience publique.
2. Absence de mémoire complémentaire : Le Conseil a noté que M. A avait exprimé son intention de produire un mémoire complémentaire, mais que ce dernier n'avait pas été soumis dans le délai requis. Cela a conduit à la conclusion que M. A était réputé s'être désisté de son pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 611-22 du code de justice administrative : Cet article précise que "Lorsque la requête ou le recours mentionne l'intention du requérant ou du ministre de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée." Il est également stipulé que "Si ce délai n'est pas respecté, le requérant ou le ministre est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai."
2. Article R. 822-5 du code de justice administrative : Cet article indique que "En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, () le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance." Cela souligne que le désistement peut être constaté sans besoin d'une procédure contradictoire, ce qui a été appliqué dans le cas présent.
Conclusion
La décision du Conseil d'État repose sur une application stricte des règles de procédure administrative, en particulier celles concernant le respect des délais pour la production de mémoires. Le désistement de M. A a été constaté en raison de son inaction, illustrant l'importance de la diligence dans les procédures judiciaires.