Résumé de la décision
La Cour de cassation, chambre criminelle, a rendu une décision le 12 décembre 2017 concernant un pourvoi formé par M. Laurent Z..., partie civile, contre un arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims. Cet arrêt avait confirmé l'ordonnance du juge d'instruction refusant d'ouvrir une information sur la plainte de M. Z... pour des faits de faux, usage de faux, tentative d'extorsion et d'escroquerie impliquant une personne dépositaire de l'autorité publique. La Cour a décidé de déclarer le pourvoi non admis, estimant qu'il n'existait aucun moyen de nature à justifier son admission.
Arguments pertinents
1. Recevabilité du recours : La Cour a examiné la recevabilité du pourvoi ainsi que les pièces de procédure, et a constaté qu'aucun moyen de contestation valable ne se dégagerait des éléments présentés par M. Z....
Citation : « la Cour de cassation constate qu'il n'existe, en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission du pourvoi ».
2. Pouvoir d'appréciation du juge d'instruction : La décision implicite concernant le refus d'instruire repose sur l'appréciation du juge d'instruction qui a jugé que les éléments constitutifs des infractions reprochées n'étaient pas réunis. La confirmation de cet ordonnancement par la cour d'appel illustre le respect du pouvoir discrétionnaire du juge instructeur.
Interprétations et citations légales
1. Code de procédure pénale - Article 567-1-1 : Cet article rappelle les conditions de recevabilité des pourvois en cassation, en insistant sur le fait qu'il doit exister un moyen sérieux pour que la Cour puisse se prononcer sur le fond. En l'occurrence, la Cour a confirmé l'absence de tels moyens dans le dossier présenté par M. Z....
Citation : « [...] en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission du pourvoi ».
2. Interprétation des infractions engendrées : La Cour, par son refus d'admettre le pourvoi, laisse supposer que les éléments constitutifs des infractions (faux, usage de faux, extorsion, escroquerie) n'étaient pas suffisamment étayés par le requérant, ce qui implique une interprétation rigoureuse des preuves requises pour ouvrir une information judiciaire.
La décision souligne l'importance de la rigueur procédurale en matière de saisine de la Cour de cassation, qui ne se substitue pas à l'appréciation des faits par les juridictions inférieures et rappelle le principe selon lequel les recours ne doivent être engagés qu'en cas d'existence de motifs juridiques sérieux.