Résumé de la décision
Dans l'arrêt n° 1658 F-D rendu par la Cour de cassation en date du 21 décembre 2017, M. Pierre X..., expert en psychiatrie, conteste sa radiation de la liste nationale des experts, prononcée par le bureau de la Cour le 10 juillet 2017, pour n'avoir pas sollicité sa réinscription avant le 20 mai 2017. Il argue qu'il a manifesté son intention de continuer son activité d'expert et n'a pas reçu les courriers de notification en raison de sa retraite partielle. La Cour rejette son recours en confirmant que M. X... n'a pas respecté l'obligation légale de demander sa réinscription.
Arguments pertinents
La décision repose sur plusieurs points juridiques clés :
1. Obligation de réinscription : La Cour souligne que conformément à l'article 2, III, de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, modifié par la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, tout expert inscrit sur la liste nationale depuis plus de sept ans a l'obligation de déposer une demande de réinscription dans un délai de six mois suivant la publication de la loi. M. X... a reconnu ne pas avoir satisfait à cette exigence.
2. Absence de contestation de la non-conformité : M. X... ne conteste pas le fait qu'il n'a pas déposé de dossier de demande de réinscription, ce qui constitue un manquement à la loi. La Cour précise que "le grief ne peut être accueilli".
Interprétations et citations légales
La Cour de cassation s'appuie sur des dispositions législatives précises :
- Loi n° 71-498 du 29 juin 1971 - Article 2, III : Cet article impose aux experts inscrits depuis plus de sept ans de renouveler leur inscription en déposant une demande dans un délai de six mois suivant la publication des modifications législatives. La Cour déclare : « M. X... ne conteste pas ne pas avoir satisfait à cette exigence... », ce qui renforce le fondement légal de sa radiation.
- Loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 - Article 21, II : Ce texte précise les modalités d’application et le calendrier de réinscription, consolidant ainsi l’obligation d’une telle démarche pour le maintien des qualifications des experts.
En conclusion, la décision de la Cour repose sur une interprétation stricte des règles régissant la réinscription des experts, reflétant l'importance de respecter les délais et procédures établis par la loi. La décision rappelle également que la bonne foi ou les circonstances personnelles de M. X... ne sauraient dispenser du respect de ces exigences légales.