Résumé de la décision
La décision concerne la contestation de l'inscription de plusieurs citoyens sur les listes électorales de la commune de Dareize. Le jugement attaqué a maintenu Jean-Alexis Z... sur ces listes en se fondant sur un jugement antérieur qui ordonnait son inscription en tant que membre de la famille d'un électeur. En revanche, pour Bernard et Guy Z..., le jugement a été cassé car le tribunal n'a pas examiné un fait nouveau concernant l'absence de prestations en nature dans la commune, ce qui aurait pu affecter leur droit à l'inscription. La décision a également annulé le maintien de Dame Bernard Z... sur les listes électorales, en raison de la cassation du jugement pour son mari.
Arguments pertinents
1. Sur Jean-Alexis Z... : Le jugement a été justifié par l'autorité de la chose jugée, affirmant qu'aucune modification n'avait eu lieu depuis le jugement antérieur. Le juge d'instance a légitimement maintenu la décision sans contradiction, car le demandeur n'a pas précisé pourquoi l'autorité de la chose jugée ne devrait pas s'appliquer.
> "Le juge d'instance... a, en dehors de toute contradiction, légalement justifié sa décision."
2. Sur Bernard et Guy Z... : Le jugement a été cassé car le tribunal n'a pas pris en compte un fait nouveau, à savoir que les prestations en nature n'existaient pas à Dareize. L'autorité de la chose jugée dépendant d'événements futurs, le juge aurait dû examiner cette question.
> "Le juge, mis en demeure de se prononcer sur ce fait nouveau, devait l'examiner et répondre à cette partie des conclusions."
3. Sur Dame Bernard Z... : Étant donné que le jugement concernant son mari a été cassé, le maintien de Dame Bernard Z... sur les listes électorales est devenu sans fondement.
> "Le jugement se trouve dépourvu de motifs en ce qui concerne Dame Bernard Z..."
Interprétations et citations légales
1. Autorité de la chose jugée : L'article 1351 du Code civil stipule que "l'autorité de la chose jugée ne s'étend qu'aux points qui ont été jugés". Cela signifie que pour qu'un jugement antérieur ait force obligatoire, il doit avoir été rendu sur des faits et des questions qui sont identiques à ceux de la nouvelle contestation.
2. Événements futurs : L'article 7 de la loi du 20 avril 1810 indique que l'autorité de la chose jugée est subordonnée à des événements futurs susceptibles de modifier le droit reconnu. Cela implique que si des faits nouveaux surviennent, le tribunal doit les examiner pour déterminer si l'autorité de la chose jugée s'applique toujours.
3. Droit électoral : Le décret des 27 novembre et 1er décembre 1790, ainsi que l'article 7 de la loi du 20 avril 1810, établissent les bases de l'inscription sur les listes électorales, en précisant les conditions requises pour qu'un citoyen puisse être maintenu sur ces listes.
En conclusion, la décision met en lumière l'importance de l'examen des faits nouveaux dans le cadre de l'autorité de la chose jugée et souligne que le maintien sur les listes électorales doit être justifié par des motifs valides et actuels.