Résumé de la décision
Dans cette affaire, X... (Auguste) a été condamné par la Cour d'appel de Paris pour homicide involontaire et blessures involontaires à la suite d'un accident de la circulation survenu alors qu'il était en service. Il a été condamné à une amende de 1000 francs et 60 francs, ainsi qu'à verser des dommages-intérêts aux parties civiles. Le Trésor public, qui a tenté de se constituer partie civile, a été débouté. X... a formé un pourvoi en cassation, contesté par le Trésor public. La Cour de cassation a rejeté les pourvois, confirmant la compétence de la juridiction pénale de droit commun.
Arguments pertinents
1. Compétence de la juridiction pénale : La Cour de cassation a affirmé que la Cour d'appel avait correctement exercé sa compétence. Elle a noté que, selon l'article 6, alinéa 1er du Code de justice militaire, si des militaires sont co-auteurs avec des civils, tous les inculpés doivent être jugés devant les tribunaux ordinaires. La Cour a déclaré : « la relaxe de Y..., co-auteur de X... dans les faits poursuivis, ne rendait pas la Cour incompétente pour juger celui-ci ».
2. Réponse aux conclusions de X... : La Cour a souligné que l'arrêt attaqué avait implicitement mais nécessairement répondu aux conclusions de X..., qui demandait la déclaration d'incompétence. La Cour a précisé qu'elle n'avait pas violé les textes cités par X..., mais avait fait une application correcte de la loi.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice militaire - Article 6 : Cet article stipule que « si des militaires ou assimilés poursuivis pour un crime ou un délit de la compétence des tribunaux militaires ont comme co-auteurs des Français non justiciables de ces juridictions, tous les inculpés sont indistinctement traduits devant les tribunaux ordinaires ». Cette disposition est essentielle pour déterminer la compétence des juridictions en cas de co-auteurs militaires et civils.
2. Application des principes juridiques : La Cour a interprété que l'expression « traduits » implique une évaluation au moment où les poursuites sont engagées. Ainsi, la relaxe de Y... ne modifie pas la compétence de la juridiction ordinaire pour juger X..., ce qui est un point crucial dans l'analyse de la compétence judiciaire.
En conclusion, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation précise des règles de compétence entre les juridictions militaires et civiles, confirmant ainsi le jugement de la Cour d'appel. Les arguments de X... concernant l'incompétence ont été jugés non fondés, et les pourvois ont été rejetés.