Résumé de la décision
La décision concerne un pourvoi formé par X... Marc contre une ordonnance du juge de l'expropriation de la Seine, datée du 3 janvier 1966, qui a prononcé l'expropriation d'un immeuble situé au 21, passage Montgallet à Paris, dans le cadre d'un projet de rénovation de l'îlot Saint-Eloi. Le pourvoi soulève plusieurs moyens de contestation, tous rejetés par la Cour, qui a confirmé la validité de l'ordonnance d'expropriation.
Arguments pertinents
1. Sur la validité du certificat de publication : Le pourvoi reproche à l'ordonnance de ne pas préciser l'origine du certificat daté du 23 juin 1965, attestant de la publication de l'arrêté préfectoral. La Cour a répondu que ce certificat, émanant du préfet de la Seine et signé par son délégué, satisfait aux exigences de l'article 2 du décret du 6 juin 1959, qui impose que cette formalité soit certifiée par le maire.
2. Sur l'enquête parcellaire : Il est également reproché au juge de ne pas avoir constaté certains éléments relatifs à l'enquête parcellaire. La Cour a constaté que le dossier de l'enquête avait été déposé à la mairie du 12e arrondissement, où il a été ouvert et clos dans les délais légaux, et que le commissaire enquêteur avait rendu un avis favorable. Cela démontre que le juge a vérifié l'accomplissement des formalités requises.
3. Sur les arrêtés de cessibilité : Le pourvoi conteste que le juge ait visé deux arrêtés de cessibilité sans préciser celui applicable à la propriété de X.... La Cour a souligné que le juge a énuméré les propriétaires concernés et a vérifié que l'immeuble en question était déclaré cessible.
4. Sur la désignation cadastrale : Le pourvoi argue que l'ordonnance ne mentionne pas la désignation cadastrale de l'immeuble. La Cour a précisé qu'en l'absence de cadastre à Paris, les immeubles sont désignés par leur situation, rendant ce moyen non fondé.
5. Sur l'avis de la commission de contrôle : Enfin, le pourvoi soutient que l'ordonnance ne comporte pas l'avis de la commission de contrôle des opérations immobilières. La Cour a confirmé que cet avis était annexé à l'expédition de l'ordonnance dans le dossier, rendant ce moyen sans fondement.
Interprétations et citations légales
- Article 2 du décret du 6 juin 1959 : Cet article stipule que "l'accomplissement de la formalité de publication de l'arrêté préfectoral doit être certifié par le maire". La décision souligne que le certificat émanant du préfet satisfait à cette exigence, ce qui valide la procédure d'expropriation.
- Code de l'expropriation : Bien que le texte ne soit pas cité explicitement, la décision se fonde sur les principes généraux du droit de l'expropriation, qui exigent que les formalités légales soient respectées pour garantir la légalité de l'ordonnance.
- Droit administratif : La notion de cessibilité et les procédures d'enquête publique sont régies par le droit administratif, qui impose des règles strictes pour protéger les droits des propriétaires concernés. La Cour a vérifié que ces règles avaient été respectées, ce qui renforce la légitimité de l'ordonnance.
En conclusion, la décision de la Cour rejette le pourvoi de X... Marc en confirmant que toutes les formalités légales nécessaires à l'expropriation ont été respectées, ce qui valide l'ordonnance du juge de l'expropriation.