Résumé de la décision
Dans cette affaire, X... (Rene) a formé un pourvoi contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, daté du 2 octobre 1969, qui a déclaré son appel irrecevable comme tardif. Ce dernier faisait suite à un jugement du tribunal correctionnel, le condamnant à un an d'emprisonnement pour émission de chèque sans provision. La Cour a confirmé l'irrecevabilité de l'appel, considérant que X... n'avait pas respecté les délais de procédure en ne signalant pas son changement de domicile ni son incarcération.
Arguments pertinents
1. Obligation d'informer le parquet : La Cour a souligné qu'il incombait à X... de notifier le parquet de tout changement de domicile, même en cas d'incarcération. En ne le faisant pas, il ne pouvait pas se prévaloir d'un domicile ou d'une résidence connue. La Cour a affirmé : « En s'étant abstenu de le faire, il ne sauraient se faire un grief d'avoir été considéré comme sans domicile ni résidence connu. »
2. Délai d'appel : La décision rappelle que le délai pour faire appel d'un jugement d'itératif défaut court à compter de la signification de ce jugement, quel que soit le mode de signification. La Cour a précisé : « Le délai pour faire appel d'un jugement d'itératif défaut court à compter de la signification qui en est faite, quel qu'en soit le mode. »
3. Régularité de la procédure : La Cour a conclu que l'arrêt était régulier en la forme et que l'appel de X... était irrecevable, car interjeté après l'expiration du délai légal.
Interprétations et citations légales
1. Code de procédure pénale - Article 499 : Cet article stipule que le délai pour faire appel d'un jugement d'itératif défaut commence à courir à compter de la signification. Cela signifie que la connaissance formelle du jugement est essentielle pour le respect des délais d'appel. La Cour a appliqué cet article pour justifier que le délai d'appel de X... était échu.
2. Code de procédure pénale - Article 560 : Cet article confie au parquet le soin d'apprécier l'utilité des recherches pour signifier un jugement. La Cour a noté que, bien que le parquet ait tenté de signifier le jugement à l'adresse indiquée par X..., cette tentative a échoué, ce qui a conduit à la conclusion que X... ne pouvait pas revendiquer une absence de domicile connu.
3. Responsabilité de l'appelant : La décision met en lumière la responsabilité de l'appelant de tenir à jour ses informations de contact. La Cour a affirmé que « c'est à bon droit que l'arrêt attaqué a déclaré irrecevable, comme tardif, l'appel du jugement d'itératif défaut. »
En somme, la décision illustre l'importance de la diligence personnelle dans les procédures judiciaires et le respect des délais, ainsi que les conséquences d'un manquement à ces obligations.