Résumé de la décision
Mme A B a saisi le juge des référés pour demander une expertise sur ses troubles anxio-dépressifs, une provision pour les honoraires de l'expert, et le remboursement de frais de justice à la charge de l'Institut de recherche pour le développement. Le juge a rejeté toutes les demandes de Mme B, considérant que l'expertise demandée n'était pas utile et que l'existence d'une obligation de l'Institut n'était pas sérieusement contestable. En conséquence, les demandes de provision et de remboursement de frais ont également été rejetées.
Arguments pertinents
1. Sur les conclusions à fin d'expertise : Le juge a souligné que, selon l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise ne peut être ordonnée que si elle présente un caractère d'utilité. Il a constaté que l'expertise sollicitée par Mme B ne se distinguait pas des mesures que le juge du fond pourrait ordonner dans le cadre d'une procédure ultérieure. Ainsi, l'expertise n'était pas jugée utile, ce qui a conduit au rejet de cette demande.
> "Ainsi l'expertise sollicitée ne présente pas, au regard de la possibilité pour le juge du fond d'ordonner la même mesure, le caractère d'utilité requis par l'article R. 532-1 précité du code de justice administrative."
2. Sur la demande de provision : Le juge a appliqué l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui stipule que le juge des référés peut accorder une provision lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Dans ce cas, le juge a estimé que la responsabilité de l'Institut n'était pas établie, rendant la demande de provision infondée.
> "Dans ces conditions, l'existence de l'obligation dont l'intéressée se prévaut ne présente pas le caractère non sérieusement contestable exigé par les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative."
3. Sur les frais liés au litige : Le juge a conclu que l'Institut de recherche pour le développement n'était pas la partie perdante dans cette instance, ce qui a conduit au rejet des demandes de remboursement de frais présentées par Mme B.
> "L'Institut de recherche pour le développement ne présente pas la qualité de partie perdante dans la présente instance."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 532-1 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés de prescrire des mesures d'expertise ou d'instruction. Toutefois, le juge doit évaluer l'utilité de la mesure demandée. Dans cette décision, le juge a interprété cet article en considérant que l'expertise demandée ne présentait pas d'utilité distincte par rapport à ce que pourrait ordonner le juge du fond.
2. Article R. 541-1 du code de justice administrative : Cet article permet d'accorder une provision lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Le juge a interprété cet article en soulignant que, sans preuve d'une responsabilité établie de l'Institut, la demande de provision ne pouvait être acceptée.
3. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit le remboursement des frais de justice à la charge de la partie perdante. Le juge a appliqué cet article pour conclure que, puisque l'Institut n'était pas la partie perdante, la demande de remboursement de Mme B ne pouvait être accueillie.
En somme, la décision du juge des référés repose sur une analyse rigoureuse des conditions d'utilité et de contestabilité des demandes formulées par Mme B, en s'appuyant sur les dispositions pertinentes du code de justice administrative.