Résumé de la décision
M. A B a demandé au juge des référés de suspendre la décision n° 834-2024 du 22 juillet 2024, par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a retiré sa carte professionnelle. La requête a été enregistrée le 29 août 2024. Le juge des référés, M. H. Delesalle, a rejeté la requête en raison de l'irrecevabilité, car M. B n'a pas produit de copie de la requête à fin d'annulation, ce qui est requis par le code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 5 septembre 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le juge a souligné que la requête de M. B était manifestement irrecevable en raison de l'absence de la copie de la requête à fin d'annulation. Selon l'article R. 522-1 du code de justice administrative, "les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative (...) doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière".
2. Conditions de la suspension : Le juge a rappelé que, pour qu'une suspension soit ordonnée, il faut que l'urgence soit justifiée et qu'il existe un moyen créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision. En l'absence de la requête à fin d'annulation, ces conditions ne pouvaient pas être examinées.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que le juge des référés peut ordonner la suspension d'une décision administrative lorsque "l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision". Cela implique que la légalité de la décision contestée doit être examinée, mais cela ne peut se faire sans la requête à fin d'annulation.
2. Article R. 522-1 du code de justice administrative : Cet article précise que la requête visant à prononcer des mesures d'urgence doit contenir un exposé des faits et des moyens, et doit être accompagnée d'une copie de la requête à fin d'annulation. L'absence de cette dernière rend la demande irrecevable, ce qui a été le fondement du rejet de la requête de M. B.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur des exigences procédurales strictes, qui doivent être respectées pour que la juridiction puisse examiner le fond de la demande. L'absence de la requête à fin d'annulation a conduit à l'irrecevabilité de la demande de suspension.