Résumé de la décision
Mme A B, ressortissante camerounaise, a demandé au juge des référés de suspendre la décision de l'Université de Rouen Normandie qui a rejeté sa demande d'inscription en master 2 en psychologie clinique psychopathologie. Elle a également demandé un réexamen de sa candidature, ainsi que la prise en charge de ses frais de justice. Le juge des référés a rejeté sa requête, considérant qu'aucun des moyens avancés ne créait un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, sans avoir besoin d'examiner la condition d'urgence.
Arguments pertinents
1. Absence de doute sérieux sur la légalité de la décision : Le juge a constaté que les arguments de Mme B ne suffisaient pas à établir un doute sérieux quant à la légalité de la décision de rejet. Il a souligné que "aucun des moyens susvisés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée".
2. Rejet des conclusions d'injonction et de frais : En conséquence du rejet de la demande de suspension, le juge a également rejeté les conclusions d'injonction et celles relatives aux frais de litige, affirmant que "les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais du litige doivent également être rejetées".
3. Irrecevabilité des conclusions d'exécution provisoire : Le juge a déclaré irrecevables les conclusions tendant à l'exécution provisoire de l'ordonnance, renforçant ainsi le caractère définitif de sa décision.
Interprétations et citations légales
1. Conditions de suspension : Selon l'article L. 521-1 du Code de justice administrative, la suspension d'une décision administrative requiert à la fois une condition d'urgence et un moyen créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Le juge a précisé que "le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision".
2. Rejet des demandes non fondées : L'article L. 522-3 du même code stipule que "lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée". Le juge a appliqué cette disposition pour justifier le rejet de la requête de Mme B.
3. Conséquences du rejet : Le juge a conclu que, en l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision, il n'était pas nécessaire d'examiner la condition d'urgence, ce qui est conforme à l'article R. 552-1 du Code de justice administrative, qui exige que la requête justifie de l'urgence de l'affaire.
En somme, la décision du juge des référés repose sur une analyse rigoureuse des conditions de suspension d'une décision administrative, en mettant l'accent sur l'absence de moyens créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.