Résumé de la décision
La requête n° 19MA03130 déposée par Mme A..., représentée par Me B..., a été enregistrée le 11 juillet 2019 et visait à annuler un jugement du tribunal administratif de Montpellier rendu le 20 juin 2019. Toutefois, cette requête a été rejetée en raison de son irrecevabilité manifeste. La Cour a constaté que la requête a été soumise par voie postale, contrairement à l'exigence de l'article R. 414-1 du code de justice administrative, qui impose une transmission électronique. Malgré une demande de régularisation notifiée à Me B..., l'avocat n'a pas effectué les démarches nécessaires dans le délai imparti. En conséquence, la Cour a ordonné le rejet de la requête.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La requête présentée par l’avocat de Mme A... n’a pas été adressée par voie électronique comme l'exige le code de justice administrative (CJA - Article R. 414-1). Ce non-respect des modalités procédurales constitue une irrecevabilité manifeste.
2. Procédure de régularisation : Le greffe a demandé une régularisation dans un délai de quinze jours. L'article R. 612-1 du CJA stipule que si des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité, la juridiction doit inviter l’auteur à régulariser avant de rejeter la demande. En conséquence, la demande de régularisation a été faite en bonne et due forme, mais n'a pas été suivie d'effet.
3. Conséquences de l'inaction : Le non-respect de la régularisation a conduit à la conclusion que la requête était irrecevable et devait être rejetée. Cela souligne l'importance de suivre les indications administratives pour garantir le bon déroulement de la procédure.
Interprétations et citations légales
1. Exigence de transmission électronique :
- CJA - Article R. 414-1 : « Lorsqu'elle est présentée par un avocat, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée... »
- Cette disposition établit clairement que la voie électronique est non seulement une formalité administrative, mais une condition sine qua non à la recevabilité de la requête.
2. Demande de régularisation :
- CJA - Article R. 612-1 : « La juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser... »
- La procédure de régularisation est là pour permettre aux parties de corriger les erreurs formelles et assure un retour à la légalité, mais peut être contournée par l'inaction assermentée de l'avocat.
3. Tardivité de la réponse :
- CJA - Article R. 611-8-2 : « Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document... »
- Cette règle met l'accent sur la responsabilité des parties à consulter les notifications pour rester en conformité avec le calendrier des procédures.
En conclusion, la décision souligne l'importance des règles de procédure administrative et rappelle que le non-respect des obligations formelles peut entraîner le rejet d’une requête, indépendamment du fond de l'affaire.