Résumé de la décision :
Dans cette affaire, M. A..., de nationalité comorienne, a interjeté appel d'un jugement du tribunal administratif de Marseille daté du 12 février 2015 qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral du 5 septembre 2014. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour et lui imposait une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La Cour a jugé que M. A... n'avait pas apporté d'éléments nouveaux en appel, et a donc confirmé le jugement du tribunal administratif, rejetant également ses demandes d'injonction et d'indemnisation.
Arguments pertinents :
La Cour a principalement justifié sa décision sur plusieurs points :
1. Absence de nouveaux éléments : M. A... n'a pas présenté de nouvelles preuves ou arguments en appel, se répétant sur ses précédents moyens de contestation, ce qui a conduit la Cour à considérer que ces mêmes arguments ne sont pas suffisants pour renverser la décision initiale.
> "M. A... ne verse en appel aucune nouvelle pièce au dossier... faute pour l'intéressé d'apporter des éléments de fait ou de droit nouveaux susceptibles de remettre en cause l'appréciation...".
2. Adoption des motifs du jugement de première instance : La Cour a décidé d'écarter les moyens de M. A... par adoption des motifs du jugement attaqué, soulignant que le tribunal administratif avait correctement appliqué le droit en vigueur.
> "Ces moyens doivent être écartés par adoption des motifs du jugement attaqué."
Interprétations et citations légales :
La décision s'appuie sur plusieurs textes juridiques et conventions internationales portant sur le droit des étrangers et les droits fondamentaux :
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 313-11, 6° : Cet article concerne les conditions d'établissement des titres de séjour pour les étrangers, en rapport avec la vie familiale. M. A... avait contesté que l'arrêté contesté méconnaissait ce texte sans fournir d'éléments mis à jour pour justifier son argument.
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme - Article 8 : Cet article protège le droit au respect de la vie privée et familiale. M. A... a soutenu que l'arrêté violait cette disposition, mais encore une fois, sans proposer de nouveaux faits qui auraient pu altérer l'évaluation du tribunal initial.
3. Convention de New-York sur les droits de l'enfant : Cette convention stipule des droits spécifiques pour les enfants. M. A... avait également invoqué cette convention mais sans apporter d'éléments disruptifs à la décision rendue par le tribunal de première instance.
En somme, la Cour a dû analyser les arguments juridiques présentés par M. A... à la lumière des textes référencés, et a abouti à la conclusion que la décision initiale était bien fondée, donc rejetant toutes les demandes de l'appelant.