Résumé de la décision
Dans l'affaire enregistrée sous le n° 408439, M. D... conteste une décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins rendue le 30 décembre 2016. Il demande au Conseil d'État l'annulation de cette décision et le sursis à son exécution en raison d allegedly errors de droit et d'un déséquilibre dans la sanction infligée. Les requêtes ont été examinées ensemble, et le Conseil d'État a jugé que les moyens présentés par M. D... n'étaient pas de nature à permettre l'admission de son pourvoi. Par conséquent, le pourvoi n'a pas été admis, ce qui a rendu la demande de sursis à exécution sans objet.
Arguments pertinents
1. Sur l'irrecevabilité du pourvoi : M. D... soutient que la décision de la chambre disciplinaire est entachée d'erreur de droit concernant l'application des obligations déontologiques. Il argumente que :
- La chambre a erré en considérant qu'un rapport tendancieux méconnaît les obligations déontologiques, même si le médecin ne délivre pas lui-même le rapport.
- Il n'était pas le médecin traitant de la patiente et que son rapport a été établit à la demande de celle-ci.
- La chambre a commis une dénaturation des preuves en affirmant qu'il ne pouvait ignorer que son document serait produit en justice.
- Il s'est élevé contre la sanction, la considérant disproportionnée par rapport aux fautes reprochées.
Toutefois, le Conseil d'État a conclu qu'« aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi » (paragraphe 4).
2. Sur le sursis à exécution : De ce fait, le Conseil indique que, « le pourvoi formé par M. D... n'étant pas admis, les conclusions qu'il présente aux fins de sursis à exécution de cette même décision sont devenues sans objet » (paragraphe 5).
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du Code de justice administrative : Ce texte précise que « le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission », signifiant qu’un examen approfondi des moyens avancés est requise pour considérer la recevabilité du pourvoi. Le Conseil d'État a ainsi fondé sa décision sur le fait que les moyens avancés par M. D... n'étaient pas suffisamment solides.
2. Article R. 4127-28 du Code de la santé publique : Cet article définit les obligations déontologiques des médecins, précisant que « le médecin doit toujours faire preuve de prudence, d'objectivité et de loyauté dans le cadre de ses missions ». M. D... a tenté d'interpréter cet article pour établir qu'il n'avait pas contrevenu à ses obligations, mais la chambre disciplinaire a jugé, à juste titre, qu’un rapport tendancieux constituait une infraction à ces obligations.
Conclusion
Le Conseil d'État a clairement indiqué que les arguments de M. D... ne remplissaient pas les conditions nécessaires pour l'admission de son pourvoi, confirmant ainsi la décision de la chambre disciplinaire. Dans ce cadre, la décision souligne l'importance de la rigueur déontologique dans l'exercice de la médecine et la nécessité de faire preuve d'objectivité et de responsabilité dans les rapports médicaux, allant au-delà de l'examen de la relation médecin-patient.