Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 13 novembre 2022 concernant l'appel interjeté par M. [R] [L], un ressortissant algérien, contre une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Évry. Ce dernier avait ordonné la prolongation de la rétention de M. [R] [L] pour une durée de trente jours supplémentaires, jusqu'au 11 décembre 2022. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant qu'il ne contenait aucun argument réel et sérieux contre l'ordonnance critiquée.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur les dispositions des articles R. 743-11 et L. 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a souligné que l'appel devait être motivé par une déclaration explicite, et que dans le cas d'un appel manifestement irrecevable, celui-ci pouvait être rejeté sans convocation préalable des parties. La Cour a noté que l'appel de M. [R] [L] était dénué d'arguments pertinents, affirmant que "les diligences ne souffrent d'aucune critique" et qu'aucun argument n'avait été avancé pour contester la décision de prolongation de la rétention.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs articles du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article R. 743-11 : Cet article stipule que l'appel doit être formé par une déclaration motivée. En cas d'irrecevabilité manifeste, l'appel peut être rejeté sans convocation des parties.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 743-23 : Cet article précise que l'appel manifestement irrecevable peut être rejeté sans audience, ce qui a été appliqué dans cette affaire.
La Cour a interprété ces articles comme permettant un rejet rapide des appels qui ne présentent pas de fondement juridique solide, affirmant que "la présente procédure est introduite au visa de l'article L742-4 2°", ce qui implique qu'il n'y a pas d'obligation de démontrer un bref délai pour lever les obstacles à la rétention.
En conclusion, la Cour a jugé que l'absence d'arguments substantiels dans l'appel de M. [R] [L] justifiait son irrecevabilité, permettant ainsi une gestion efficace des procédures de rétention.