Résumé de la décision
La Cour de cassation a rejeté les pourvois de Mohamed Ben Abdelkader (X) et Dahmane (Y) contre un arrêt de la Cour d'assises de la Seine-Maritime, daté du 10 juin 1965, qui les avait condamnés respectivement à 10 et 7 ans de réclusion criminelle pour assassinat et complicité. Les pourvois ont été joints en raison de leur connexité. La décision a été fondée sur la régularité de la procédure et l'application légale des peines.
Arguments pertinents
1. Sur le premier moyen de cassation : La Cour a jugé ce moyen sans intérêt, sans en préciser davantage, ce qui laisse entendre qu'il n'apportait pas d'éléments nouveaux ou pertinents à la cause.
2. Sur le second moyen de cassation : Les accusés ont contesté la validité du serment prêté par l'interprète. La Cour a affirmé que l'interprète avait prêté le serment de "bien et fidèlement traduire les paroles des personnes ayant un langage différent". La Cour a noté que le procès-verbal des débats ne mentionnait pas que l'interprète ait eu à traduire un document, ce qui était conforme à l'article 344 du Code de procédure pénale. La Cour a conclu que le moyen ne pouvait être accueilli, car l'interprète avait rempli fidèlement sa mission.
Interprétations et citations légales
1. Article 344 du Code de procédure pénale : Cet article stipule que l'interprète doit prêter un serment de remplir fidèlement sa mission. La Cour a interprété cet article comme exigeant que l'interprète s'engage à traduire avec précision, sans nécessiter de formules spécifiques au-delà de cette obligation de fidélité.
> "L'interprète a, en l'espèce, prêté le serment de remplir fidèlement sa mission ainsi que le prescrit l'article 344 du Code de procédure pénale."
2. Article 591 du Code de procédure pénale : Cet article concerne les conditions de la cassation et les motifs pouvant justifier l'annulation d'une décision. La Cour a affirmé que la procédure était régulière et que la peine avait été légalement appliquée.
> "La procédure est régulière et la peine a été légalement appliquée aux faits déclarés constants par la Cour et le jury."
En conclusion, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation stricte des obligations de l'interprète et sur la régularité des procédures judiciaires, confirmant ainsi la légitimité des condamnations prononcées par la Cour d'assises.